FAQ

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La méthode, le périmètre et les données

La base des EPCI utilisée est la base INSEE. Cette base date d’octobre 2019.

Si vous travaillez sur un EPCI récemment créé et qu’il n’existe pas dans PARCEL, une solution possible est de reconstituer l’EPCI en rentrant une à une toutes les communes le composant pour être sûr que le périmètre est le bon.

Si cette solution ne vous satisfait pas, et que vous connaissez la population (nombre et âge) de l’EPCI, vous pouvez aussi faire des estimations en sélectionnant une sous-population du département de l’EPCI (dans l’onglet « Choisissez la population concernée dont vous souhaitez relocaliser l’alimentation », entrez le nombre d’enfants (0-17 ans), d’adultes (18-64 ans) et de personnes âgées (65+ ans) que compte l’EPCI). Cette estimation sera moins précise que l’estimation directe (pas de correction sur le sexe des habitants et tranches d’âge moins détaillée que celles utilisées dans le calcul à l’échelle de la commune directement), mais elle donnera le bon ordre de grandeur.

Non, PARCEL prend en compte l’ensemble des produits hormis les boissons, les produits de la mer et les produits tropicaux/exotiques (plus généralement, les produits n’ayant pas de potentiel de relocalisation en France métropolitaine). 

Les boissons alcoolisées (bière, vin) ne sont actuellement pas non plus incluses dans PARCEL mais pourraient l’être dans de prochains développements de PARCEL*. En effet, pour cette première version de l’outil, la volonté a été de se concentrer sur les besoins alimentaires primaires. Pour information, PARCEL nous indique que 786 399 ha sont actuellement consacrés à la vigne en France sur 29 millions d’ha agricoles. Les simulations de relocalisation de l’alimentation sur la France entière nous indiquent qu’une alimentation 100% bio et dans laquelle les produits animaux sont réduits de 50% nécessiterait 19 millions d’hectares de surfaces agricoles (28 millions d’hectares dans le cas d’une diminution de 25%), ce qui laisse des surfaces disponibles pour cultiver des vignes, même en bio.

* Les surfaces actuellement consacrées à la vigne sont toutefois incluses dans les surfaces agricoles actuelles du territoire que présente PARCEL dans l’onglet de résultats « Surfaces »

La base de données utilisée pour les communes, EPCI, départements, régions est celle de l’INSEE et elle date de 2019. La base de données utilisée pour les Parcs Naturels Régionaux (PNR) est celle de la Fédération des PNR, elle date également de 2019. Ces données seront mises à jour courant 2022.


Pour les communes officiellement fusionnées début 2019 (entre janvier et mars 2019), la base est à jour. Si vous travaillez sur une commune récemment fusionnée et qui n’apparaît pas dans PARCEL, vous pouvez la reconstituer en sommant les anciennes communes qui la composent (lorsque l’utilisateur choisi le territoire, il a la possibilité d’additionner plusieurs entités géographiques). 


Si cette solution ne vous satisfait pas, et que vous connaissez la population (nombre et âge) de la commune, vous pouvez aussi faire des estimations en sélectionnant une sous-population du département de la commune (dans l’onglet « Choisissez la population concernée dont vous souhaitez relocaliser l’alimentation », entrez le nombre d’enfants (0-17 ans), d’adultes (18-64 ans) et de personnes âgées (65+ ans) que compte la commune). Cette estimation sera moins précise que l’estimation directe (pas de correction sur le sexe des habitants et tranches d’âge moins détaillée que celles utilisées dans le calcul à l’échelle de la commune directement), mais elle donnera le bon ordre de grandeur. 


Le même raisonnement peut être suivi pour reconstituer n’importe quel territoire non pris en compte dans les choix de PARCEL : nouveaux EPCI, nouveaux PNR, Projets Alimentaires Territoriaux, etc. 

Vous trouverez ci-dessous la liste des produits inclus dans PARCEL (image extraite de la Note méthodologique de l’outil PARCEL, page 5). 61 produits sont répertoriés dans la base de données de PARCEL. Certains produits étant des regroupements de produits (voir la ligne « Betteraves, radis, salsifis, similaires »), le périmètre de PARCEL couvre en réalité environ 90 produits. Les produits pris en compte par PARCEL représentent 91% de notre alimentation en volume. Ne sont pas pris en compte : les produits de la mer, les boissons alcoolisées et les produits tropicaux/exotiques (avocat, café, cacao, etc.). Ainsi, PARCEL prend en compte les produits consommés par les Français.e.s, qui ont un potentiel de relocalisation en France métropolitaine (donc les produits recensés à cette échelle dans la Statistique Agricole Annuelle), quelle que soit la forme dans laquelle sont consommés ces produits (frais, congelés, incorporés dans des produits transformés complexes…).

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Les boissons alcoolisées (bière, vin) ne sont actuellement pas non plus incluses dans PARCEL mais pourraient l’être dans de prochains développements de PARCEL1. En effet, pour cette première version de l’outil, la volonté a été de se concentrer sur les besoins alimentaires primaires.

Quel que soit le choix de périmètre géographique de l’utilisateur, PARCEL propose de relocaliser l’ensemble des produits. Ainsi PARCEL propose de relocaliser des produits qui actuellement ne sont pas produits sur le territoire en question. Cependant, PARCEL indique, dans l’onglet de détail par produit si les productions sont recensées par le ministère de l’agriculture au niveau départemental, régional ou national. Cette information donne une idée de la disponibilité du produit à l’échelle interrogée. Le choix a été fait de proposer une relocalisation pour l’ensemble des produits quelque soit le territoire, car l’absence de production à une échelle donnée peut s’expliquer par différentes raisons : pédoclimatiques, économiques, politiques…  

Les paramètres d’entrée : relocalisation, bio, régime alimentaire

La valeur minimale de la part de produits bio présentée lors de la simulation correspond à la part des produits bio actuellement produite (en volume) sur le territoire. Ces valeurs minimales sont calculées sur la base des données en surface (fournies par l’Agence Bio) qui ont été converties en volume en utilisant les rendements. Cela permet de calculer les pourcentages de bio par grandes catégories de produits (fruits, légumes, grandes cultures, élevage). Le pourcentage de bio minimum global du territoire est calculé en fonction du pourcentage des quatre catégories pondérées par les volumes que représentent chacune dans le régime alimentaire moyen. 


Lors des simulations, l’utilisateur peut décider d’augmenter la part de produits bio dans l’alimentation relocalisée (c’est-à-dire la part de denrées bio produites et consommées localement), mais elle ne peut pas être fixée en dessous de la valeur minimale.  

Astuce : Pour revenir à cette valeur minimale après avoir fait bouger le curseur, il faut tirer ce dernier au maximum vers la gauche. 

Attention : Ce pourcentage ne concerne que les produits considérés par PARCEL. En particulier, ce pourcentage ne tient pas compte de la part de production viticole en bio.

Oui, PARCEL prend en compte les spécificités des différents types de convives. 

Ainsi, pour les établissements scolaires (écoles maternelles, écoles primaires, collèges, lycées, universités), un seul repas par jour est comptabilisé et les repas pendant les vacances scolaires sont retranchés. En revanche, les pensions complètes dans les internats ne sont pas prises en compte, car il n’est pas possible d’identifier de manière robuste la présence ou non d’un internat pour chaque établissement ni l’effectif concerné. Pour pallier cette limite, il est possible de sélectionner un « groupe de personnes ». Pour les restaurants d’entreprise, un repas par jour ouvré est comptabilisé. Pour les EHPAD et les hôpitaux, trois repas par jour par personne sont comptabilisés sur toute l’année. 

 L’âge de la population des établissements est également pris en compte dans les calculs. A titre d’exemple, pour les écoles, le profil de consommation se base sur un nombre d’enfants mais également un nombre d’encadrants. 

Le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation (MAA) dresse des bilans d’approvisionnement annuels (quantité produite, quantité importée, quantité exportée…) qui permettent de déduire la consommation moyenne d’une denrée par habitant, en France. 

Pour certaines denrées (fruits, légumes et lait) les bilans ne sont pas dressés par le MAA (ou sont datés) : PARCEL produit des estimations équivalentes. Pour ce faire, l’outil mobilise les statistiques d’importations et d’exportations des douanes françaises ainsi que des données de production de la Statistique Agricole Annuelle. 

PARCEL territorialise ensuite les régimes alimentaires à l’échelle des communes en croisant cette donnée de consommation moyenne par habitant avec : 

  • Les coefficients de variation des régimes alimentaires selon l’âge et le sexe des consommateurs (étude INCA 3 de l’Anses) ; 
  • Les données de population des communes (données INSEE) ; 

Pour plus de détail sur cette partie, se référer la Note méthodologique de l’outil PARCEL, pages 8 à 10 

Afin d’évaluer la consommation alimentaire d’un territoire, PARCEL croise les données de consommations alimentaires nationales et les données démographiques du territoire sélectionné (selon leur âge et leur sexe). La consommation est donc adaptée au territoire sélectionné en termes de population, mais les potentielles spécificités régionales autres ne sont pas prises en compte (plus d’huile d’olive dans le sud de la France par exemple).  

En effet, les différences de consommation entre individus sont beaucoup plus marquées selon l’âge et le sexe que selon la région. Les personnes de même sexe et appartenant à la même classe d’âges ont des comportements alimentaires très similaires. Cela constitue des variables significatives qu’il est intéressant de prendre en compte pour adapter les données de consommation au plus proche de la population. Ainsi, dans un département dans lequel se trouveraient deux communes avec le même nombre d’habitant-e-s, mais de composition différente (moyenne d’âge différent, ratio homme/femme différent…), PARCEL proposera 2 résultats différents en termes de surfaces et d’emplois lors de simulations. A l’inverse d’après l’INCA3, les spécificités régionales ne sont pas très significatives. 

Grâce aux bilans d’approvisionnement fournis par le ministère de l’Agriculture et de l’Alimentation, PARCEL estime des volumes globaux de matières premières agricoles nécessaires à l’alimentation, quelle que soit la forme de la consommation finale (produits bruts, produits transformés ou ultra-transformés). Cette méthode permet de ne pas avoir besoin de faire le lien entre les matières premières agricoles et les produits finis, et donc de devoir convertir des quantités de produits transformés (pizzas, ratatouille…) consommés chaque année en matières premières en modélisant la recette exacte.

Oui, le gaspillage et les pertes au sein des filières sont pris en compte dans les données de consommation de PARCEL. 

Si des améliorations se produisent au niveau du gaspillage et des pertes, cela sera visible lors des mises à jour des données dans PARCEL (la production agricole nécessaire à nourrir la population sera moindre et cela se reflétera dans les surfaces agricoles nécessaires). 

Non. PARCEL ne donne pas les consommations locales actuelles (ni leur nature, ni leur provenance). 

Le BASIC travaille en parallèle de PARCEL sur la quantification des flux de denrées, en valeur et en volume, afin d’instruire cette question avec quelques territoires. 

Les surfaces agricoles

Jusqu’en 2021, pour l’affichage des surfaces actuelles des territoires, PARCEL utilisait les données du recensement agricole de 2010 (pour les surfaces par communes) et les données de l’enquête Teruti-Lucas (pour les surfaces à l’échelle départementale). 

Courant 2021, la source des données de surface actuelle des territoires a évolué pour devenir le Registre Parcellaire Graphique, 2019. Un retraitement de cette base de données a permis de prendre en compte uniquement les surfaces agricoles au sein des limites administratives des communes (si une parcelle est à cheval sur deux communes, le retraitement permettra d’allouer aux communes les surfaces localisées dans leur entité géographique respective). 

Oui, les surfaces viticoles sont incluses dans les surfaces agricoles actuelles du territoire. 

En revanche, les surfaces nécessaires pour la production de vin ne sont pas calculées par PARCEL, car PARCEL n’intègre pas les boissons alcoolisées dans les calculs.  

Les surfaces de céréales nécessaires à l’alimentation animale sont comptabilisées dans les surfaces « produits laitiers » et « viandes et œufs ». 

Les surfaces « céréales » concernent uniquement les cultures dédiées à l’alimentation humaine directe. 

Les surfaces d’oléagineux destinés aux agrocarburants sont comptabilisées dans la catégorie « Elevage » du fait des co-produits qui servent à l’alimentation des animaux d’élevage... Nous avons donc comptabilisé 100% de ces surfaces (choix méthodologique du comité scientifique), car ces productions doivent être cultivées pour répondre aux demandes énergétiques animales et que l’exercice d’allocation de surface entre les utilisation énergétiques et en alimentation animale semble  incertain (dépendant d’hypothèses trop fortes).

On peut distinguer 3 types de surfaces d’alimentation animale, en fonction de leur origine :

  • Les surfaces d’alimentation présentes sur la ferme d’élevage : elles sont comptabilisées dans le résultat de PARCEL
  • Les surfaces d’alimentation présentent sur d’autres territoires en France métropolitaine (maïs, tourteaux d’oléagineux…) et dont les productions sont utilisées pour les animaux d’élevage du territoire : elles sont également comptabilisées dans le résultat de PARCEL (on fait l’hypothèse que le territoire produit localement l’alimentation animale produite aujourd’hui dans d’autres départements) ;
  • Les surfaces d’alimentation importées d’autres pays (tourteaux de soja, …) : elles sont ne sont pas directement comptabilisées dans le résultat de PARCEL (l’outil propose des simulations avec le fonctionnement actuel des fermes d’un territoire, sans relocaliser la part de l’alimentation animale actuellement importée. Les résultats (surface, emploi, impacts écologiques) sont le reflet des pratiques actuelles des fermes du territoire (fermes conventionnelles et fermes bio). Ce choix a été fait par souci pédagogique afin de limiter le nombre de variables qui évoluent et proposer des simulations sur 3 leviers, « toutes choses égales par ailleurs ».


Exemple théorique : Un élevage de bovins nécessite 10 hectares de cultures pour subvenir à ses besoins alimentaires, 3 hectares sont cultivés au Brésil afin de fournir des tourteaux de soja et 7 hectares sont cultivés en France pour fournir des céréales et du fourrage. Lors d’une simulation de relocalisation de l’alimentation dans PARCEL, le logiciel relocalisera 7 hectares sur le territoire sélectionné.

NB : La surface non relocalisée par PARCEL (3 hectares dans notre exemple) est disponible dans le « détail par produit » des surfaces liées à l’élevage. Cet état de fait transparait aussi dans l’indicateur d’impact écologique « déforestation importée ». La déforestation importée liée à l’alimentation est principalement liée à l’importation de soja d’Amérique du Sud pour l’alimentation animale. D’après une étude du WWF (Déforestation importée, arrêtons de scier la branche ! 2018), la France importe 4,8 Mt de soja, dont 66% sous forme de tourteaux destinés à l’alimentation animale. Ces importations ont une empreinte spatiale de 2,8 M d’ha, dont 73% sont situés dans des pays à risque de déforestation (Brésil, Argentine et Paraguay).

Les données les plus fines disponibles concernant les rendements actuels de production sont au niveau départemental (moyenne départementale) ; les enjeux de confidentialité des données ne permettent pas d’avoir des informations à des échelles plus précises. Pour lisser les éventuels écarts de rendement d’une année sur l’autre (liés notamment au climat), PARCEL utilise une moyenne des rendements sur 3 ans (2014-2016). 

Concernant les rendements en bio, les données disponibles à date ne permettent pas d’appliquer la même méthode de calcul que pour l’agriculture conventionnelle. Ainsi, pour calculer les rendements en bio, PARCEL applique aux rendements conventionnels des coefficients d’ajustement, qui représentent le différentiel de rendement entre bio et conventionnel pour chaque produit. Pour obtenir ces coefficients d’ajustement, différentes sources ont été mobilisées (articles de recherche, bases de données et entretiens d’experts).  

NB : Lors de l’interprétation des résultats, il faut avoir en tête que les données de production utilisées par PARCEL sont à l’échelle départementale : PARCEL n’est donc pas en mesure de tenir compte des spécificités à une échelle plus fine que le département. Ainsi, du côté de la production, PARCEL traitera de manière similaire la relocalisation de l’alimentation de communes d’un même département, même si l’une est en montagne et l’autre en bord de mer (comme dans le département des Alpes-Maritimes). De manière générale, il faut se rappeler que chaque territoire (qu’on se situe à l’échelle locale, départementale ou régionale) a ses spécificités et que les territoires, quelle que soit l’échelle, sont en mesure de coopérer. N'hésitez pas à mettre en regard les résultats de PARCEL avec vos connaissances des territoires considérés, cela ne pourra qu’améliorer la pertinence des résultats. 

Lors du calcul des surfaces nécessaires à la relocalisation de l’alimentation de la population d’un territoire donné, PARCEL mobilise 2 informations : les « surfaces développées » et « la surface d’utilisation du territoire ».  

Les données de « surface d’utilisation du territoire » ont tendance à surestimer les besoins en terres cultivables car elles ne prennent pas en compte la possibilité de cultiver plusieurs produits alimentaires sur une même parcelle à différents moments de l’année.  

Les données liées aux « surfaces développées », quant à elles, ont tendance à sous-estimer les besoins en terres cultivables car elles prennent en compte une utilisation intensive des terres agricoles pour cultiver plusieurs produits tout au long de l’année. 

Lors de ses simulations, PARCEL combine ces 2 types de données. PARCEL utilise ainsi le « rendement corrigé de l’utilisation du territoire ». L’outil pondère les rendements agronomiques de manière à s’assurer que la somme des surfaces calculées pour chacun des 61 produits correspond exactement à la part du territoire mobilisée pendant une année pour leur production. 

Lorsque l’on fait une simulation pour la France métropolitaine d’une alimentation 100% relocalisée et 100% bio, on obtient une surface nécessaire d’environ 42 millions d’hectares. C’est plus que la SAU agricole actuelle (environ 29 millions d’hectares). 

En revanche, si l’on diminue de 25% la part de produits animaux, une alimentation 100% relocalisée et 100% bio nécessite 28 millions d’hectares. Dans le cas d’une alimentation 100% bio et locale où la consommation de produits animaux est divisée par deux, ce sont 19 millions d’hectares qui sont nécessaires (toujours sur le périmètre de PARCEL et en conservant des échanges notamment sur les produits exotiques, etc.). 

Il faut néanmoins souligner que PARCEL n’a pas pour ambition ni pour objectif d’être un outil d’expertise agronomique. Dans le scénario d’une production 100% en agriculture biologique, PARCEL n’assure pas de rebouclage des cycles de nutriments (azote, etc.), et ce pour plusieurs raisons : 

  • Les résultats de surface et d’assolement de PARCEL sont des variables de sorties, qui dépendent des données de consommation (variable d’entrée), et non l’inverse ; 
  • Il existe différentes méthodes de rebouclage des cycles (ajustement des assolements, utilisation de la méthanisation, ajustement de la part de l’élevage, etc.). PARCEL ne modifiant pas les systèmes de production actuels, il ne permet pas de « construire » des rebouclages ; 
  • Il n’y a pas de présupposé sur le fonctionnement en autonomie des territoires. Ainsi, sur la question du rebouclage des cycles d’azote, il peut être imaginé des échanges entre différents territoires, avec un développement variable de l’agriculture biologique, plus ou moins adaptés à l’élevage, etc.

Différents travaux se sont penchés sur les rebouclages des cycles (Afterres 2050 au niveau de la France, TYFA au niveau de l’Europe). PARCEL a été pensé pour être complémentaire de ces exercices de scénarisation : il permet d’illustrer les impacts des différents scénarios explorés par ces travaux. 

Les emplois agricoles

PARCEL estime les emplois agricoles directs liés à la valorisation des surfaces nécessaires pour relocaliser l’alimentation. Ces emplois directs concernent les personnes qui travaillent sur les fermes dans des activités de production, qu’elles soient salariées ou non-salariées. 

Les emplois annexes, qu’ils soient situés sur les fermes ou en dehors (transformation, logistique, distribution, conseil…), ne sont pas pris en compte dans les simulations de PARCEL.  

Oui, la comptabilisation des emplois annexes pourrait faire l’objet de futurs développements de PARCEL.

Les valeurs sont mises à jour selon la mise à disposition de nouvelles données disponibles. 

Actuellement, PARCEL utilise les données du recensement agricole de 2010. Ces données seront actualisées sur la base des résultats du dernier recensement agricole datant de 2020, lorsque celles-ci seront disponibles. 

Pour donner un ordre de grandeur du nombre d’emplois agricoles directs, PARCEL se base sur les chiffres du Recensement Agricole, et plus particulièrement sur le volume de travail total mobilisé par hectare, exprimé en Unité de Travail Annuel (UTA) par hectare pour chaque « production agricole », c’est-à-dire pour chaque orientation technique des exploitations (ou OTEX). Ce nombre d’UTA par hectare pour chaque production, qui sert de base pour faire les estimations, est appelé « coefficient d’emploi » dans PARCEL.  

Afin d’assurer la cohérence des estimations de PARCEL à l’échelle « macro », un facteur de correction du coefficient d’emploi issu du Recensement Agricole est appliqué afin de vérifier que, lorsqu’on multiplie ce coefficient par les surfaces agricoles actuelles d’un territoire (et notamment de la France métropolitaine), on retombe bien sur l’emploi agricole total actuel de ce même territoire (tel que répertorié dans la statistique agricole). 

Pour plus de détails sur cette partie, se référer la Note méthodologique de l’outil PARCEL, pages 15 à 17 

Le recensement agricole fournit des données précises pour l’AB et ce sont celles qui sont utilisées. Bien que ce soient des moyennes qui ne reflètent pas les disparités de pratiques au sein de la bio, ce sont des données fiables pour les ordres de grandeur que propose PARCEL.

Les impacts écologiques

L’impact par hectare de PARCEL correspond à la différence d’impact entre : 

  • 1 hectare moyen permettant de répondre aux besoins alimentaires associés à un régime actuel et à une agriculture actuelle ;  
  • 1 hectare moyen qui permettrait de répondre aux besoins alimentaires associés à des choix de production agricole et de consommation différents (% de bio et changement de régime alimentaire).  

Attention : la différence d’impact par hectare ne prend pas en compte les éventuels impacts associés à la mise en culture d’hectares supplémentaires (par exemple, si le régime alimentaire choisi exige d’augmenter de 20% la surface agricole cultivée, l’impact de la mise en culture n’est pas calculé, car on ne sait pas quel est l’usage actuel de ces hectares supplémentaires : l’impact de la mise en culture d’une friche péri-urbaine n’est pas du tout le même que celui d’une forêt).  

L’impact par personne est calculé à partir de l’impact par hectare, multiplié par le nombre d’hectares nécessaires pour satisfaire la demande alimentaire. 

Les impacts par personne et par hectare peuvent aller dans des directions différentes. 

NB : Certains indicateurs de PARCEL ne sont exprimés que sous une seule forme : 

  • L’empreinte spatiale et la déforestation importée sont exprimées par personne. 
  • La destruction des espèces et la pauvreté des sols sont exprimées par hectare.  

Pour plus de détail sur cette partie, se référer à la Note méthodologique de l’outil PARCEL, pages 17 à 23 

PARCEL donne un ordre de grandeur moyen, en utilisant des références de différences moyennes d’impacts écologiques à l’échelle de la France. Ces différentiels d’impacts ne reflètent pas les contextes spécifiques à chaque territoire (pratiques agricoles, contextes environnementaux particuliers, etc.). 

Le calcul des indicateurs écologiques se base sur l’état actuel de la recherche. Cette recherche étant actuellement foisonnante, il est prévu de mettre à jour régulièrement les données et calculs réalisés dans PARCEL pour rendre compte de ces évolutions. A titre d’exemple, la nouvelle version de la base de données AGRIBALYSE est disponible et permettra à l’avenir d’affiner certains des indicateurs estimés dans PARCEL. 

Néanmoins, la territorialisation des impacts ne semble pas être envisageable à court terme tant les contextes sont hétérogènes. Des études plus approfondies, sur la base des connaissances des acteurs locaux et des données de terrains, peuvent être menés pour spécifier ces résultats. 


Seuls les impacts liés à une modification du régime alimentaire (augmentation des produits bio / diminution des produits animaux / réduction du gaspillage) sont comptabilisés dans PARCEL. 

En effet, l’état de la recherche actuelle ne permet pas d’objectiver de manière systématique les impacts d’une relocalisation de notre alimentation. Des travaux existent sur ces impacts mais ils tendent à démontrer que ces derniers sont très fortement dépendants des contextes locaux (circuits logistiques en particulier). Il n’y a cependant pas assez d’éléments objectivables pour refléter ces contextes dans l’outil PARCEL.  

En particulier sur l’approche « foncière », calculer l’impact de la relocalisation implique de connaître la nature des terres qui seraient mobilisées pour relocaliser l’agriculture. Ainsi, si la relocalisation implique de mobiliser des terres agricoles supplémentaires sur un territoire donné, l’impact de la relocalisation sera très différent si ces terres supplémentaires sont actuellement occupées par une forêt ou au contraire par du tissu urbain. 

PARCEL n’indique pas ces impacts par manque de données consolidées sur l’impact du bio sur la consommation d’eau. En revanche, PARCEL indique l’impact du changement de la part de produits animaux sur la consommation en eau. 

Sauf exception, les impacts sur la consommation d’eau de la diminution des produits animaux sont les suivants :  

  • La consommation par hectare a tendance à augmenter, du fait que les productions d’élevage (peu consommatrices en eau lorsqu’on les ramène à l’unité de surface) sont remplacées par des productions végétales (dont certaines sont plus consommatrices en eau par unité de surface) ;  
  • La consommation par personne a tendance à diminuer car on réduit significativement le nombre d’hectares nécessaires.

Cet effet est lié au fait que par hectare, les produits animaux ne sont pas forcément plus impactants que les produits végétaux (avec de grandes disparités entre produits). 

La raison principale est la grande empreinte spatiale de l'élevage (prairies, et cultures) qui dilue beaucoup l'impact GES de l'élevage par hectare. En revanche, si on regarde l’impact par personne, l’effet de la diminution des produits animaux est très net. 

Dans l’outil PARCEL, nous distinguons les impacts par hectare agricole des impacts par personne. Concernant les impacts par hectare, le passage au bio permet de réduire les émissions de GES. Avec des différences selon les produits. 

Par exemple, sur une simulation pour la France entière, si on passe 100% d’une production en bio (sans toucher aux autres paramètres), on observe les impacts suivants :

· En passant 100% de l’élevage français en bio, on diminue de 52% les émissions de GES par ha

· En passant 100% des grandes cultures en bio, on diminue de 7% les émissions de GES par ha

· En passant 100% des légumes en bio, on augmente de 1% les émissions de GES par ha

En réalité, ce résultat est lié au fait que l’impact par hectare est calculé sur un hectare moyen permettant de répondre à la demande alimentaire du territoire (et pas sur un ha de la culture considérée). Lorsqu’on passe 100% de l’élevage français en bio, le passage en bio concerne 93% de l’hectare moyen. Lorsqu’on passe 100% des grandes cultures en bio, le passage en bio ne concerne plus que 16% de l’hectare moyen. Lorsqu’on passe 100% des grandes cultures en bio, le passage en bio ne concerne plus que 1% de l’hectare moyen. 

Ce résultat ne signifie donc pas que le passage en bio a plus d’impact pour l’élevage que pour les grandes cultures ou les légumes mais que lorsque l’on résonne à l’échelle de notre alimentation globale, le passage en bio de l’élevage a plus d’impacts car il occupe la grande majorité des surfaces. Donc globalement, le passage au bio permet une réduction des émissions par hectare de terre agricole.


Concernant l’impact par personne, les rendements plus faibles de la bio impliquent que pour une même consommation, les surfaces agricoles mobilisées doivent être plus importantes. La baisse d’émissions par hectare ne suffit pas toujours à compenser la hausse du besoin en hectare : c’est ce qui explique que les émissions par personne ne sont pas très réduites.

Les impacts en termes de GES de PARCEL sont calculés à partir des bases de données de l’ADEME (Agribalyse® et Food’GES) et du rapport de l’ITAB « Quantifier et chiffrer économiquement les externalités de l’agriculture biologique ? ».

Ce résultat est lié à des situations spécifiques où les rendements en productions animales sont très importants (par exemple, en Ille-et-Vilaine). 

Cette forte productivité implique une différence moindre en termes d’empreinte spatiale entre l’élevage et les productions végétales. Or c’est la différence d’empreinte spatiale entre l’élevage et les productions végétales qui explique qu’un régime avec moins de produits animaux est moins consommateur d’eau par personne.  

Où chercher pour trouver la réponse à une question que l'on se pose sur PARCEL ?

Un certain nombre d'outils sont disponibles sur PARCEL pour répondre à diverses interrogations. Tout d'abord la Note méthodologique de l'outil PARCEL ainsi qu'une Mise en contexte des résultats de PARCEL.

Pour chaque résultat de sa simulation, PARCEL fournit des informations supplémentaires (sur la méthode, le domaine de validité, etc.) afin d'aider l'utilisateur à mieux comprendre ces résultats. Ces informations supplémentaires sont accessibles en cliquant sur les chevrons à côté des résultats.

Pour les surfaces, c'est en cliquant sur ce chevron qu'on accède au détail par produit mentionné ci-dessus.

Si toutefois vous ne trouvez pas la réponse à votre question, vous pouvez nous écrire à l'adresse mail suivante.